Le bois:
Les débuts de l'utilisation du bois comme combustible vont évidemment de pair avec la maîtrise du feu. Seule énergie capable de chauffer et cuire, fumer ou déshydrater les aliments, le bois à régner durant des siècles sur le développement des industries, comme la verrerie ou la sidérurgie, jusqu'à l'arrivée ces dernières décennies de sources énergétiques fossiles plus performantes, mais qui s'avèrent aujourd'hui polluantes et bientôt taries. Le bois retrouve donc actuellement un second souffle grâce à sa rentabilité et ses vertus écologiques dans divers domaines de chauffage: traditionnel (avec des bûches), en réseau de chaleur en cogénération avec de l'électricité, par chaufferie collective (avec de la sciure et des chutes de bois) ou encore par chaudière individuelle (avec des pellets (granulés de bois) ou des plaquettes forestières (restes de branches et de troncs inutilisables)). En développant les surfaces replantées d'arbres, qui utilisent le CO2 rejeté par la combustion du bois pour leur croissance, l'équilibre écologique sera conservé, et l'effet de serre ne s'en ressentira pas.

L'eau:

La force de l'eau a servi à de nombreuses civilisations. Les moulins à eau en sont le plus bel exemple. L'énergie hydraulique est utilisée au niveau des barrages et produit de l'électricité. Si en 1961, elle représentait 51% de la production d'électricité, elle est aujourd'hui insuffisante pour combler les besoins énergétiques en constante augmentation. D'autres énergies procèdent aussi de l'eau: l'énergie des vagues, qui use du mouvement de la houle; l'énergie marémotrice, qui utilise le mouvement des marées pour capter deux formes d'énergies, l'une cinétique (en exploitant les courants des marées par des hydroliennes), l'autre potentielle (en exploitant les variations du niveau de l'eau par des usines marémotrices); l'énergie hydrolienne, exploitant les courants sous-marins,la turbine de l'hydrolienne transforme l'énergie cinétique en énergie mécanique, puis en électricité grâce à un alternateur; l'énergie maréthermique qui joue de la variation des températures entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans; et enfin l'énergie osmotique qui s'appuie sur la dispersion d'ions lors de l'arrivée d'eau douce dans de l'eau salée de la mer dans les estuaires. Mais la plupart de ces énergies liées à l'eau invoquent un processus long et compliqué à mettre en place pour des résultats variables.

L'hydrogène (ou biohydrogène):

Reconnu comme substance en 1766 par Cavendish, l'hydrogène (H1), baptisé ainsi par Lavoisier sur les racines grecques hudôr- (eau) et – gennân (engendrer), est l'élément le plus abondant de l'Univers, mais l'un des plus rares dans l'atmosphère terrestre (environ 1ml/L). On retrouve plus couramment l'élément sous sa forme gazeuse, le dihydrogène (H2) et le plus souvent dans l'eau (H2O), ou dans le méthane (CH4) produit lors de la décomposition de matières organiques (biomasse). Bien qu'extrêmement inflammable, on utilisa notamment le dihydrogène, dans le domaine aéronautique, jusqu'au drame du Hindenburg en 1937 (le dirigeable, gonflé de 200 000 m3 de gaz, s'enflamma et provoqua la mort de 37 personnes). Aujourd'hui, on produit de l'hydrogène selon diverses techniques: avec l'action de la vapeur sur du carbone, ou le craquage des hydrocarbures ou de la biomasse par la chaleur, l'action de la soude ou de la potasse sur l'aluminium, ou par l'électrolyse de l'eau. A noter que certains microorganismes (micro algues, bactéries...) sont aptes à produire de l'hydrogène grâce à l'énergie solaire ou de biomasse (ce qui serait une solution économique pour traiter les déchets). On le retrouve impliqué dans diverses industries: pétrochimique, alimentaire, verrière, électronique, aérospatiale... A l'avenir, l'hydrogène, qui est un combustible propre (il ne rejette que de la vapeur d'eau), et un vecteur d'énergie (moyen de stocker l'énergie) et non une source énergétique, pourrait être utilisé en corrélation avec des énergies renouvelables (solaire, éolien...) par le moyen de piles à combustibles, pour conserver leurs énergies pour des application électriques, de transport ou de chauffage.











Isoler pour mieux chauffer.

L'utilisation seule d'énergies renouvelables n'est qu'une goutte d'eau dans la mer de "la maîtrise de la consommation énergétique", si elle n'est pas accompagnée de systèmes d'isolation performants. Réduisant votre consommation d'énergie, tout en vous apportant un confort supplémentaire, une bonne isolation thermique de votre habitat permet en plus, de limiter l'exploitation de l'énergie utilisée pour la régulation de la température de votre logement, et d'atténuer les émissions de gaz à effet de serre. Crédit d'impôts, TVA à 5,5%, et soutiens financiers divers, sont institués pour vous aider à l'installation de produits d'isolation adaptés à chaque situation.





Une énergie renouvelable est une énergie qui par ses moyens de se rétablir, est illimitée à l'échelle humaine du temps. Le Soleil est la plus grande source d'énergie durable. Grâce à lui, l'air, l'eau, la terre, le sont eux aussi. Ne libérant pas de CO2, ces sources permanentes offrent en plus de bienfaits écologiques, l'alternative aux pays sous développés et aux sites isolés d'avoir de l'énergie à moindre coût grâce à une production locale.

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